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30 août 2013 5 30 /08 /août /2013 16:14

Amel adhérente à VRL nous fait suivre cet article paru dans courrier international.

Vanves n'est pas encore concerné!!!!

Der Spiegel (extraits) Hambourg


La piste cyclable est complètement embouteillée. Les bicyclettes, serrées sur deux ou trois files, passent un feu tricolore à un rythme d’escargot. Ce défilé dure quatre-vingts secondes, puis les vélos finissent par s’espacer. Visible sur YouTube*, cette scène – qui se déroule à Copenhague – montre ce qui peut arriver lorsqu’un tiers des habitants d’une ville se servent chaque jour de leurs vélos.
Les urbanistes du Danemark et des Pays-Bas ne connaissent que trop bien ce problème.
Objet d’une promotion massive, le vélo séduit de plus en plus de gens. Mais, un jour ou l’autre, la place vient à manquer sur les pistes cyclables et les aires de stationnement.
La petite reine, présentée comme la solution universelle aux problèmes de stationnement, à la désertion des centres-villes, au bruit, au smog et au manque d’activité physique, est victime de son succès.
Prenons l’exemple de Groningue, aux Pays-Bas. Cette commune de 200 000 habitants
compte 375 000 bicyclettes ; 50 % des déplacements s’y font à vélo. “Nous sommes très fiers d’avoir un tel taux de cyclistes, mais la médaille a son revers”, commentait
récemment Jaap Valkema, chargé du dossier à la municipalité, qui participait à une
table ronde lors de la conférence Velo-City 2013, [organisée du 11 au 14 juin] à Vienne.
A l’entendre, on pourrait même craindre que l’opinion publique ne rejette le deux roues.


“Il faut agir.”
Cela fait déjà trente-cinq ans que les
urbanistes de Groningue ont mis un frein
à la voiture. Ils ont fermé le centre-ville à
la circulation automobile, faisant du vélo
le moyen de locomotion le plus souple et
le plus populaire. Mais même s’il faut nettement
moins de place pour garer un vélo
qu’une voiture, il devient difficile de trouver
un parking au centre-ville.
Pour éviter que les cyclistes ne se garent
n’importe où, la municipalité a balisé certains
endroits problématiques de tapis
rouges en signe d’interdiction. Les zones
de stationnement sont elles aussi balisées.
“Il y a dix ans, il y avait 3 000 vélos devant
la gare principale”, explique Jaap Valkema.
Aujourd’hui, il y en a 10 000, avant tout
parce que les étudiants sont de plus en
plus nombreux à choisir ce mode de transport.
Bientôt, il pourrait y en avoir de
15 000 à 17 000. Le parking construit à
côté de la gare doit permettre d’absorber
cette marée de cycles. “Il n’est pas exclu
que le stationnement devienne payant, confie
Jaap Valkema, surtout si le vélo reste plus
d’une journée.”


Copenhague se bat avec des problèmes similaires.

Les pistes cyclables les plus empruntées pour rejoindre le centre font depuis
longtemps trois à quatre mètres de large.
Des voies sur lesquelles les feux sont synchronisés doivent permettre de rouler à
20 km/h et de fluidifier le flot constant de cyclistes. Mais on finit toujours par tomber
sur un feu rouge – et alors, patience ! “Les pistes sont tellement embouteillées qu’il faut parfois attendre deux ou trois feux avant de pouvoir traverser un carrefour”, déplore Niels
Torslov, chef urbaniste de la capitale danoise.
En 2013, la ville a investi 33 millions d’euros pour adapter et agrandir les infrastructures
destinées aux vélos. “Nous nous concentrons sur les zones mal sécurisées ou trop embouteillées du réseau cyclable”, commente Ayfer Baykal, chargée de l’environnement à la mairie de Copenhague. Des millions, selon elle, bien investis : “Evidemment, développer
les infrastructures coûte cher, mais c’est un moyen efficace d’améliorer la mobilité à
Copenhague.”


A Berlin aussi, le boom de la petite reine a son lot d’inconvénients : “Il n’y a pas suffisammentde place pour se garer dans la rue, reconnaît Burkhard Horn, urbaniste de la
capitale allemande. Les pistes cyclables sont trop étroites : il y a parfois 30 ou 40 personnes qui attendent à un feu.” Sans parler des tensions entre les cyclistes qui roulent vite et ceux qui roulent moins vite, et de l’impossibilité de doubler sur les pistes cyclables
les plus anciennes.


Quant aux conflits avec les piétons, de
plus en plus nombreux, ils tiennent à la
conception des pistes cyclables, qui ont
souvent été prises sur les espaces piétons.
D’où une proximité trop grande entre les
uns et les autres. Pour tenter de remédier
à ce problème, la municipalité berlinoise
aménage les nouvelles pistes en priorité
sur les chaussées existantes. Mais, par
souci d’économie, elle ne les isole pas des
voitures par des bordures, comme c’est le
cas au Danemark ou aux Pays-Bas. Aussi
les voitures en profitent-elles pour se garer
sur les voies réservées aux vélos.


Quelles que soient les solutions retenues à long terme, Burkhard Horn ne doute pas
du cap à tenir : “Il faut faire de la place aux cyclistes, c’est indispensable. Et cette place sera prise aux automobilistes.”
——Holger Dambeck
Publié le 8 août

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Vanves en roue libre
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